Assurance crédit immo : deux milliards d’euros de perte pour les banques ?

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Les banques redoublent d’inquiétude depuis qu’a été validée par le Conseil Constitutionnel la possibilité d’effectuer un changement de contrat assurance crédit immo, cela chaque année.

Résiliation annuelle assurance prêt : c’est enfin possible !

Avec la validation par le Conseil Constitutionnel du droit de résiliation annuelle, mesure de l’amendement Bourquin de la loi sapin 2, c’est une grande avancée dans le domaines des assurances de prêt immobilier. Et cela risque d’entraîner d’importantes pertes d’argent pour les banques françaises, qui détenaient plus de 90 % des arts de ce marché juteux pour elles.

Après la loi Macron qui a permis l’instauration d’une obligation pour les organismes de faciliter le changement de banque de leurs clients, puis les importantes vagues de renégociation de prêts immobiliers, les banques doivent faire face à une 3ème menace portant sur les revenus qu’elles génèrent : la pleine ouverture à la concurrence du marché de l’assurance de prêt.

C’est début janvier que le Conseil Constitutionnel a validé la possibilité pour la clientèle des banques de résilier puis remplacer leur contrat d’une assurance crédit immo, cela chaque année. Il s’agit d’un enjeu majeur pour les enseignes bancaires, commercialisant leurs prêts immobiliers à des taux très bas, et se rattrapant sur ce produit d’assurance aux marges plus que conséquentes.

Pour les banques leaders de ce secteur, l’assurance de prêt immobilier constitue plus de 10 % du produit net bancaire. Ainsi, ce serait 2 milliards d’euros de primes qui risqueraient d’être perdues.

Plus de 33 % des clients concernés

Les emprunteurs âgés de moins de 40 ans, en bonne santé, et ayant un capital important à garantir se veulent les plus susceptibles de résilier puis remplacer leur contrat annuellement. Ceux-ci représentent plus de 33 % du marché que captent les banques. Et ils gagneraient alors en moyenne 10 euros par mois en pouvoir d’achat. Mais il est fort probable que les banques trouvent une solution pour conserver leur clientèle la plus précieuse.

A noter que 25 % des clients des banques n’auraient pas la possibilité d’effectuer une renégociation de leur assurance crédit immo, cela du fait qu’ils présentent bien trop de risques ou qu’ils soient trop âgés, et de voir ainsi augmenter le coût de leur assurance crédit.

Chute des prix

Dans l’objectif de dissuader leurs clients les plus importants de partir, les banques devront très certainement pratiquer des gestes commerciaux, rendre modulable les garanties ainsi que les services. Ainsi, l’année 2018 risque d’être particulièrement virulente en matière de tarifs.

Avec les instaurations des lois Lagarde, Hamon et maintenant l’amendement Bourquin, qui ont permis une ouverture progressive du marché, les prix ont baissé en moyenne de 2 à 3 % par an.

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