Il existe bel et bien des moyens pour réduire le coût d’un crédit immobilier. Avec des taux d’emprunt toujours à un bas niveau, il est encore opportun de se lancer pour concrétiser son projet immobilier et devenir propriétaire. Mais attention à ne pas se focaliser seulement sur le taux. Le coût réel du crédit dépend en effet du taux effectif global (TEG), qui comprend l’ensemble des frais annexes qu’il convient d’étudier de près. C’est sur ces frais qu’il est possible de faire baisser le coût d’un crédit immobilier.

Coût d’un crédit : 1 – La transférabilité du crédit

Dans le cas où un propriétaire souhaite mettre en vente son logement afin d’en acheter un autre, la transférabilité du prêt lui offrira le moyen de conserver son crédit initial pour financer le nouveau bien. Cela permet d’emprunter uniquement le montant qui manque. Cependant, notez que ce ne sont pas toutes les banques qui proposent l’option de transfert de prêt. Vous devez donc vous renseigner en amont. La transférabilité se veut un réel avantage pour l’emprunteur car elle lui permet d’éviter le règlement de pénalités de remboursement anticipé correspondant à 3 % du capital restant dû. Aussi, l’emprunteur conserve les conditions négociées initialement pour le prêt immobilier.

2 – Le remboursement anticipé

Si par exemple vous revendez votre habitation car vous avez décidé de quitter la région et d’acheter un autre logement ailleurs, alors les pénalités de remboursement entreront en jeu. Celles-ci sont d’un montant s’élevant à 3 % du capital restant dû plafonné à un total de 6 mois d’intérêts. Il faut savoir qu’il est possible de négocier voire demander l’annulation de ces frais en cas de revente du logement principal pour en acquérir un autre. Il est recommandé de bien vérifier ce point dans le contrat du crédit lors de la signature.

Coût d’un crédit : 3 – Le libre choix de l’assurance de prêt

L’assurance de prêt représente une part importante dans le coût d’un crédit immobilier. Et nombreux sont les emprunteurs à penser qu’ils doivent prendre l’assurance emprunteur présentée par la banque lors de l’émission de l’offre de prêt immobilier. Pourtant, ils disposent du libre choix de leur contrat d’assurance de prêt et peuvent ainsi opter pour une délégation d’assurance, c’est à dire souscrire une assurance individuelle auprès d’un assureur externe au prêteur. C’est ainsi qu’ils peuvent réaliser des économies sur le coût de l’assurance par rapport à celui de l’assurance groupe bancaire.

Aussi, depuis que la loi Hamon est entrée en vigueur en juillet 2014, les emprunteurs ayant contracté une assurance emprunteur immobilier auprès de la banque prêteuse disposent d’un délai d’une année pour procéder à sa résiliation à compter de la date de signature du crédit.

Pour cela, il est nécessaire de respecter la condition suivante : les garanties du nouveau contrat doivent être au moins équivalentes à celles du contrat en cours.

Depuis le 1er janvier 2018, c’est l’amendement Bourquin sur les assurances de prêt immobilier qui permet une résiliation annuelle de l’assurance emprunteur, au moment de la date anniversaire de signature du crédit.

Coût d’un crédit : 4 – Les frais de dossier

Dans le coût d’un crédit, le montant des frais de dossier dépend de la facilité ou complexité de montage de dossier. Et si vous recourez aux services d’un courtier, il vous faudra lui régler ces frais, mais vous n’aurez pas à les payer à la banque. Nous vous recommandons de bien mettre en avant les points forts de votre dossier afin d’essayer ensuite d’obtenir un rabais.

5 – Les frais annexes

En contractant un crédit immobilier auprès de votre banque, votre conseiller bancaire vous proposera d’autres produits comme par exemple l’assurance multirisque habitation pour votre nouveau logement financé par le prêt, ou encore un compte épargne afin de faire fructifier votre argent. En montrant de l’intérêt pour ces propositions, vous pourrez essayer d’obtenir un geste commercial.

6 – Le rachat de crédit

Pour savoir si un rachat de crédit est rentable, vous devez réaliser un calcul rapide pour établir s’il vous permettra d’économiser plus d’argent que les frais engendrés par cette opération. L’écart de point entre le taux d’intérêt du crédit immobilier et le nouveau taux proposé dans le cadre du rachat de prêt doit être d’au minimum 0,5 %.

Aussi, il est nécessaire que votre crédit soit dans son premier tiers de remboursement car c’est en début de période qu’on rembourse surtout des intérêts. Si cette échéance est passée, alors le rachat de crédit ne sera pas avantageux.

Vérifiez aussi que vous ayez plus de 100.000 euros à rembourser car en dessous de ce montant vous n’obtiendrez pas de bénéfices étant donné les frais qu’engendre une opération de rachat de prêt.

C’est seulement si l’ensemble de ces conditions sont réunies qu’il sera bon de faire racheter votre prêt et négocier également un geste commercial du fait que vous soyez un nouveau client.

7 – Présenter un dossier solide

Afin de vous assurer de bénéficier d’un prêt immobilier réunissant les conditions les plus favorables, vous devez vous assurer de bien préparer un solide dossier en mettant en avant un maximum de points forts tels qu’un emploi exercé en CDI, votre bonne tenue de comptes bancaires, votre capacité à épargner…

8 – Opter pour le cautionnement plutôt que l’hypothèque

Plusieurs types de cautions sont existants : la société de cautionnement mutuel, la caution « mutuelle fonctionnaire » et la caution solidaire d’un particulier. La société de cautionnement mutuel permet de garantir le remboursement du crédit. Ces organismes ont un mode de fonctionnement basé sur la mutualisation des risques. Ils permettent de couvrir l’achat d’un logement , d’un terrain ou encore la réalisation des travaux.

Généralement, la caution mutuelle se veut plus intéressante qu’une hypothèque. En effet, contrairement à une hypothèque, l’emprunteur n’a pas l’obligation de passer par un notaire, cela évitant les frais d’entrée et de mainlevée. Le coût d’une caution mutuelle est composé d’une contribution remboursable (de 75 à 100 % dans certains cas) et d’une commission. Il peut s’élever de 1 à 2,5 % du montant du crédit.

9 – Les frais de notaire

Les frais de notaire peuvent se négocier de différentes manières. En effet, il est tout à fait possible pour un bien acheté meublé de dégager le mobilier du prix, cela à hauteur de 5 % du prix du logement. Si vous réalisez l’achat d’un bien neuf, les frais s’élèvent le plus souvent à 2 % du prix d’achat contre 7 % pour une acquisition dans l’ancien. Aussi, vous pouvez essayer de négocier les frais de compromis de vente ou promesse de vente. Si c’est le notaire qui est à l’origine de la promesse de vente ou du compromis et qu’elle n’a pas été effectuée par le vendeur ou l’agence immobilière, il ne pourra pas être exigé de surcoût. Dans le cas où il en appliquerait un, alors vous pourrez le négocier voire l’annuler.

10 – Le prêt à taux fixe

Un projet immobilier vous engage dans le temps. Ainsi, afin d’être en mesure de faire face à tout imprévu, le prêt à taux fixe est recommandé car il permet de s’adapter aux changements de situation. Opter pour un taux fixe c’est maîtriser le coût d’un crédit. De plus, le remboursement est facilité car il est possible d’ajuster le montant des mensualités en fonction d’une variation de revenus. Vous pouvez également faire le choix d’ajuster vos mensualités avec des paliers en fonction de votre situation personnelle.

Enfin, prenez le temps de comparer les taux en utilisant un comparateur en ligne.

Coût d’un crédit : 10 points essentiels pour réduire vos frais

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