Les taux de prêt particulièrement bas font que bon nombre de français oublient souvent le coût de l’assurance de prêt. Pourtant, depuis l’existence de la loi Hamon, les emprunteurs immobiliers ont la possibilité de changer leur assurance pendant les 12 premiers mois suivant la signature du crédit. Cette négligence prive les emprunteurs de substantielles économies.

De nombreux freins à la délégation d’assurance de prêt

La délégation d’assurance permet aux emprunteurs de choisir librement leur assurance. Pourtant, celle-ci représente seulement 15 % des assurances de prêt souscrites en 2015. Cela s’expliquerait par le fait que la majorité des français ne connaissent pas leurs droits en matière d’assurance emprunteur ou encore craignent de s’engager dans de nouvelles formalités, d’autant que les banques affichent une certaine réticence à laisser leurs clients faire le choix d’une assurance individuelle de la concurrence.

Afin de les décourager, elles parviennent à jouer sur la condition imposée par la réglementation de présenter une assurance alternative dont les garanties sont au minimum équivalentes aux garanties du contrat d’assurance groupe qu’elles proposent. Et malgré une obligation de motiver tout refus, il existe de nombreux refus de délégation d’assurance étant mal ou peu motivés.

De réelles économies grâce à la renégociation

Si les établissements bancaires se montrent peu enclins à accepter le changement d’assurance, c’est car ils peuvent compenser sur l’assurance la réduction de marge engendrée par la baisse continue des taux de crédit immobilier.

Les taux record de mai 2015 sont en effet battus de façon régulière depuis début 2016. Ainsi, sur une durée d’emprunt de 20 ans, le taux moyen est passé de 3,30 % en mars 2014 à 2,23 % en 2015, et aujourd’hui à 2,10 %. Les banques qui appliquent des taux plus bas que 2,10 % sur 20 ans sont plus nombreuses : elles ont passées de 21 à 75 % en un an.

Sur la base d’un emprunt de 200 000 €, les économies estimées sont marqués : 32 698 € en moyenne pour un crédit souscrit en 2012 et 21 272 € pour un prêt contracté en 2014. Ces chiffres permettent d’expliquer cette importante hausse d’opérations de renégociation de crédit : une augmentation moyenne de 20 % en décembre 2015 à 30 % en mars 2016.

Cette économie sur le coût global du prêt peut être maximisée grâce à l’assurance qui couvre le crédit. Les candidats à l’emprunt qui présentent un risque aggravé de santé peuvent, grâce à la délégation d’assurance, bénéficier d’une bonne protection et se voir accorder le prêt souhaité. Il est ainsi important de prendre le temps de comparer et négocier également votre assurance de prêt.

L’assurance de prêt, un moyen d’économiser encore ignoré

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