Lors de la souscription d’un contrat d’assurance de prêt, il est généralement demandé de répondre à un questionnaire de santé. Les personnes atteintes d’une maladie se retrouvent ainsi souvent sans protection, et si elles obtiennent un contrat, c’est le plus souvent à un tarif très élevé. Les anciens malades d’un cancer sont donc directement concernés par ce problème.

Droit à l’oubli : la promesse va-t-elle être tenue ?

François Hollande avait, lors de sa campagne pour les présidentielles, envisagé le droit à l’oubli pour les personnes ayant été malades du cancer souhaitant contracter une assurance de prêt dans le cadre d’un prêt immobilier.

droit à l'oubliAlors qu’un patient est complètement guéri, lui barrer l’accès à l’assurance de prêt pour son ancienne maladie est considéré comme un acte de discrimination. En effet, alors qu’une personne guérie souhaite accéder au prêt, les compagnies d’assurance et les établissements bancaires continuant à les considérer comme étant des emprunteurs à risques les freinent, notamment en appliquant un taux très élevé.

Des difficultés pour obtenir un prêt ?

Les personnes qui rencontrent des difficultés pour souscrire une assurance emprunteur en raison d’un problème de santé ont la possibilité de recourir à la convention AERAS (s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé). Ce dispositif permet aux personnes présentant un risque aggravé de santé d’accéder plus facilement à l’assurance de prêt. On parle de risque aggravé pour toute personne qui exerce un métier considéré à risque, pratiquant un sport à risque ou atteinte d’une grave maladie, comme le cancer.

Assurance crédit : un droit à l’oubli pour les malades du cancer

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