Emprunter à 20 ans – Avec un contexte économique particulièrement favorable au crédit immobilier, les organismes bancaires se montrent plus souples quant à leurs conditions d’octroi : apport moins important, durée de remboursement plus longue… Cela facilite ainsi l’accès à la propriété des primo-accédants.

Si devenir propriétaire avant l’âge de 30 ans n’est pas ce qu’il y a de plus courant, la part des jeunes qui empruntent est en progression. En effet, on peut observer une tendance à acheter un premier logement de plus en plus tôt. Les moins de 30 % peuvent ainsi désormais représenter en moyenne chez les banques 15 % de leur volume de prêts immobiliers, contre 10 il y a quelques années. Voilà une évolution que les professionnels du courtage peuvent aussi constater. Concernant les moins de 25 ans, ceux-ci représentaient en moyenne 6 % des emprunteurs en 2018, contre 4 % l’année précédente. Mais emprunter à 20 ans peut effrayer, d’autant plus que les jeunes peuvent se montrer moins convaincants que leurs aînés devant un banquier. Découvrez donc ci-dessous 5 recommandations pour être en confiance, vous voir accorder un taux attractif et bénéficier de conditions d’emprunt qui soient optimales.

Emprunter à 20 ans : 1 – Consulter plusieurs banques et non juste celle de vos parents

Vous êtes âgés de moins de 35 ans ? Alors sachez que vous faites partie de la catégorie d’emprunteurs les plus recherchés par les banques. En effet, celles-ci peuvent voir en la tranche d’âge des 20/35 ans une clientèle à accompagner sur le long terme. Ainsi, afin d’attirer cette clientèle, de nombreuses banques se livrent une concurrence accrue, en proposant alors par exemple aux jeunes des conditions d’emprunt normalement accessibles aux couples de cadres, ou encore jusqu’à 0,30 point de décote de taux, un apport personnel non obligatoire, des frais de dossiers non facturés, des indemnités de remboursement anticipé gratuites… Tous ces avantages sont tout à fait négociables si vous êtes jeune primo-accédant et si le banquier se dit que vos revenus grimperont rapidement par la suite. Voilà pourquoi, pour emprunter à 20 ans, il est de votre intérêt de réaliser un comparatif d’offres de prêt immobilier auprès de différentes enseignes et de faire ainsi jouer la concurrence.

2 – Demander de l’aide à la mairie de votre commune

Afin de privilégier une population jeune et favoriser l’accession à la propriété des jeunes, de nombreuses communes proposent des aident aux primo-accédants. Dans la ville de Marseille, il est par exemple proposé aux ménages modestes l’obtention d’un « chèque premier logement » d’une valeur de 2.000 à 4.000 euros, un prêt à taux zéro pour un emprunt allant jusqu’à 20.000 euros et un prêt immobilier à taux encadré dans un organisme partenaire. Ainsi, avant toute démarche, prenez contact avec la mairie de votre commune afin de bien prendre connaissance des aides auxquelles vous pouvez prétendre.

3 – Négocier votre assurance de prêt

Si vous êtes âgé(e) de 30 ans ou moins, il est aussi de votre intérêt de choisir l’assurance de prêt qui garantira votre prêt immobilier, et non d’accepter le premier contrat proposé (contrat d’assurance de groupe de la banque prêteuse). En effet, les jeunes emprunteurs se voulant moins à risque, il est opportun de faire le choix d’une couverture individuelle plutôt que le contrat groupe bancaire, qui est une assurance collective répartissant les risques sur tous les emprunteurs clients de la banque. En optant pour une assurance individuelle auprès d’un assureur externe au prêteur, il est possible pour un moins de 30 ans d’accéder à un taux avoisinant les 0,10 %, contre 0,20 / 0,30 % pour l’assurance groupe. Ayant conscience de cela, les banques peuvent toutefois s’adapter en baissant par exemple leur taux annuel effectif d’assurance (TAEA).

4 – Bien soigner votre dossier de demande crédit immobilier

Les banques se montrent très attentives à la tenue de votre compte courant. Il est recommandé de bien gérer vos comptes bancaires et d’éviter les découverts. Vos 3 derniers relevés doivent justifier d’une bonne tenue de votre compte principal. Aussi, si vous vivez encore chez vos parents, profitez en pour accroître votre effort d’épargne et prouver au banquier que vous saurez rembourser un crédit sans incident.

5 – Anticiper votre reste à vivre et son évolution

On appelle reste à vivre l’argent dont vous disposez sur votre compte bancaire une fois les charges fixes réglées (eau, électricité, remboursement de prêt…), l’alimentation déduite, ainsi que l’épargne. La banque tiendra en effet bien compte de votre reste à vivre avant de vous proposer une offre de prêt immobilier. Notez que la mensualité de prêt ne pourra dépasser un tiers de vos revenus mensuels.

Pour permettre une mensualité plus basse, la banque pourra proposer de rallonger la durée de remboursement. Gardez toutefois à l’esprit que le crédit aurait alors un coût plus élevé. Avant d’accepter toute offre de prêt, nous vous conseillons de bien vérifier par vous-même que votre reste à vivre sera suffisant, cela afin d’éviter de vous retrouver par la suite en difficulté.

Faut-il disposer d’une épargne pour emprunter à 20 ans ?

Pour emprunter à 20 ans, les jeunes primo-accédants ont tendance à ne pas s’attarder sur l’apport personnel. Si cet apport n’est en effet pas un principal critère pour bénéficier d’un financement pour l’achat d’une résidence principale, et n’influe pas non plus sur le taux d’emprunt proposé, il est tout de même recommandé de disposer d’une petite enveloppe de sécurité d’au minimum 2.000 euros afin de faire face à d’éventuels travaux dans le nouveau logement ou encore à des dépenses imprévues.

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